• nul n est prophète en son pays  C'EST POUR CELA QUE JE VOYAGE

    Ça dépèce, ça coupe, ça tranche, ça cuit, ça mijote, ça rôtit à toutes les pages avec humour, pétillance et charme : bienvenue dans cet OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) qui ne se contente point d'énoncer des recettes mais ajoute une bonne dose d'histoire et d'anecdotes sur les gens du voyage. Une lecture joviale et saine, à mettre en toutes les mains.

     

     Pour une nouvelle… s’en est une bonne…. et je ne résiste pas à l’exquise jubilation de vous en faire part.

    Ce qui me plait sur la route, ce sont les imprévus.

    J’ai le souvenir d’une citation de ce bon vieil Albert  «  La folie c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ». PS : je vous rappelle qu'il est minuit....docteur

    Hanté par les mornes existences  qui m’ont été offertes en spectacle lors de mon cheminement dans cette vie, sortir de l’ornière tracée par mes parents m’est apparu être l’essentiel de ma vie.

    Je prenais comme une considération le fait que mes connaissances déclaraient que je ne faisais rien comme les autres, me distinguer  devint vite ma signature.

    Arrivé un âge certain, pour ne pas vous entendre dire à un certain âge, j’ai « bis répétite » l’originalité de la démarche.

    Alors qu’il m’avait offert de publier ce modeste ouvrage sur la cuisine  des Gens du Voyage destiné à public résidant  sur le territoire national, une main hardie tendue depuis les rives du Nouveau Monde, m’a cordialement fait signe.

    « Un GAULOIS NOMADE » en vadrouille  certainement en quête d’une cuisine originale s’est arrêté un beau et bon jour à la porte de ma cuisine roulante.

    Flore Geffroy-Kearley Directrice et fondatrice de cette maison d’édition m’a offert l’opportunité de faire vol planer ce recueils de recettes de cuisine….lorsque je vous parlais de la cuisine des anges, je n’en étais pas loin !

    Par l’odeur alléchée, d’une aventure culinaire  elle me teint à peu prés ce langage :

    chez Le Gaulois nomade®, on aime les mots en langue française et les plumes de qualité qui tricotent des histoires Aucun genre n’est écarté, dès lors qu’il remplit les critères du Gaulois nomade® : fraîcheur de l’écriture, originalité, ton personnel. »

    Quel sera l’avenir de mon bouquin ? Aura t il le succès qu’il mérite ?

    Ma seule crainte réside dans le fait de ne pas avoir pu calmer votre appétit de lecteur Pantagruel et d’étancher votre soif de découverte…mais cela tombe bien il est grand temps de passer à table.

     

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    Je ne les avais pas vu passer ces morceaux de poulet grillés.....

    Emmitouflés qu'ils étaient dans une sauce « salée sucrée » ils avaient disparu juste derrière cette énième bière  " GROSTAMBOUR  " et voilà qu'ils voulaient  ressortir.....quelle drôle d'idée !

    '' Faudrait savoir ce qu'ils veulent ces deux là '' me dit l’œsophage.

    Pas pressé de leur rendre leur liberté et  histoire de désinfecter le tout, j'ai déversé sur ces deux mauvais locataires un verre de «rachidi - la brûlante » en Manouche ou eau de vie.

    Comment en étions nous arrivés là?

    '' Ça y est je me souviens !! '' feu de bois, chants, guitare, nuit chaude et rosé frais.

    Cette soirée qui s'était déroulée chez des amis du Voyage n'avait pas été programmée.

    C'était en ARLES, sur un terrain privé, ils avaient aménagé un petit cabanon " pas plus grand qu'un mouchoir de poche ".

    Trois caravanes trainaient  par hasard sur ce terrain clos servant d'abri et de maison de campagne.

    Épris de liberté je trouve quand même comique que ces " Fils du Vent " se cachent derrière de haut murs de quairons ( ou parpaings pour les Nordistes ).

    Cet endroit de liberté style " quartier de haute sécurité " abritait durant les weekend et les Shabbats,  des sacrifices humains auxquels  étaient conviés des amis des Gitans arlésiens.

    Ce fameux soir nous avions sacrifié quatre poules et un canard.

    Je passerai sous silence la douzaine de chipolatas les quelques "coustellous" les poivrons grillés à la braise... bref un petit

    " mangement " bien sympathique.

    Le tintement des cubes de glace rythmait cette soirée agrémentée de solos de guitares tantôt  langoureux ou endiablés et tantôt plaqués à "la once-again" à cause des accès d'absorption d'alcool.

    Oui mais .....les poulets étaient morts de vieillesse, pas de doute, manque de fraîcheur.

    Le lendemain, bouche pâteuse et "vésicule à qui on a coincé les doigts dans la porte" ne me laissaient pas déjeuner en paix.

    Ma décision fut prise.

    J' allais  raconter aux autres ce qu'était la cuisine des Gens du Voyage   parler  de la « latchi raben ».

    Mon livre sera un recueil d'anecdotes sur cette période de ma vie de nomade.

    Ces recettes présentes dans mon livre sont toutes accompagnées d'anecdotes vraies.

    C'est un condensé de moments vécus, de tranches vie et de rencontres.

    Ces personnages « ordinaires qui ont eu une vie extraordinaire » resteront les témoins bien involontaires de ma présence parmi les Gens du Voyage.

    Il est une  expression utilisée dans ce monde parallèle

    " ANDE CHIB NAI KOKALO"  

    " il n'y a pas d'os dans la langue "

    ce qui veut dire : que toute parole prononcée n'est pas blessante.

    J'appliquerais cette maxime : '' il n'y a rien d'agressif dans la cuisine des Gens du Voyage. "

     


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